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Samedi 13 juin 2009
A l'heure où j'écris ces lignes, il est 3h du matin et sans grande surprise on constate que je souffre d'insomnie.
Quoi qu'il en soit, cela faisait longtemps que je n'avais pas rédigé de nouvel article pour mon blog. Manque d'envie, il faut dire surtout qu'au bout d'un moment on est vite à court d'idées d'articles intéressants et singuliers.
Mais après les élections européennes de la semaine dernière il fallait bien que je me décide à en parler, ne serait-ce que pour alimenter la section "Economie et politique" du blog. Je me lance donc.

Première chose concernant ces élections, le véritable vainqueur en fut d'abord l'abstention qui avoisina ce jour-là les 60%, ce qui est énorme.

Il est très dommage et regrettable que les citoyens ne se soient pas déplacés pour ce scrutin. Sans doute y avait-il de leur part une méconnaissance du rôle et des pouvoirs du parlement européen.
A ce titre, rappelons que le parlement adopte des lois qui au regard du droit s'imposent au droit français (cela touche directement la vie des citoyens de chaque Etat membre) mais qu'il dispose également du pouvoir de censurer la commission, ce qui n'est pas rien.

D'ailleurs la grande majorité des lois votées en France ne sont que des transpositions de directives européennes (c'est dire leur importance) sans compter que bien plus de choses qu'on ne le croit découlent de processus enclenchés depuis de nombreuses années au niveau de l'Europe (par exemple la libéralisation du secteur de l'énergie, ou encore celle du secteur postal). Il est donc très dommage que les citoyens n'aient pas pu saisir toute l'importance de cette élection.

Il faut d'ailleurs reconnaître que la campagne a débuté très très très tardivement dans les médias et que celle-ci n'a d'ailleurs que très rarement permis un véritable débat de fond qui aurait pu profiter aux deux camps (quoique...). Résultat : l'Europe se fait une nouvelle fois sans le peuple, mais cette-fois ce n'est pas qu'il n'ait pas eu la possibilité de jouer son rôle mais qu'il ne l'ait délibérément pas fait. Dommage.

Deuxièmement, les résultats de cette élection ont réalisé une photographie surprenante des forces politiques. Le succès des écologistes est incontestable.
En revanche il n'est pas certain qu'ils soient capables de rééditer cet exploit lors des prochains scrutins d'une part parce que l'abstention et le contexte a beaucoup joué, et d'autre part parce qu'ils risquent de se faire vider de leur substances par d'autres partis. Il est vrai que l'électorat écologiste n'a pas grand chose de stable : de nombreuses personnes ont choisi cette liste par opposition à la liste socialiste ou centriste, ce qui en fait dans une certaine mesure un vote de défiance.

Au final ce scrutin est trompeur : le vainqueur n'a en réalité pas gagné en légitimité, les rapports de force auront changé d'ici 2012, le ps n'est pas mort car même s'il est en panne d'idée et saboté de l'intérieur il n'en reste pas moins le deuxième parti de France en termes d'élus, le leader du modem même s'il s'est trompé de campagne n'est pas non plus définitivement hors-jeu. Mais on peut aussi en retirer quelques vérités : l'union de la droite fonctionne mieux qu'en 2007 (il n'y a qu'à voir les réserves de voix), la ligne politique du ps a été vidée astucieusement de sa substance par le parti majoritaire notamment en matière économique (le thème de la régulation financière par exemple), et enfin l'écologie est devenue à la mode ( ce qui est positif mais pas vraiment, la récupération dont elle sera l'enjeu pourrait n'aboutir qu'à des demi-mesures teintées de vert ).
Par Richard - Publié dans : Economie et politique
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Lundi 23 mars 2009

En mai de cette année sortira le 9ème album (si l'on ne tient pas compte de International Superhits! ) de l'un de mes groupes préférés : GREEN DAY !!!!!!!

Il s'intitulera 21st Century Breakdown et la pochette est déjà visible sur pas mal de sites et juste en dessous d'ailleurs.


Je n'ai pas encore d'infos sur le nombre de pistes, ni sur la tendance générale de l'album.

A mon avis, après le petit intermède auquel on a eu droit (je veux parler de Foxboro Hottubs bien sûr), on devrait retrouver du Green Day classique.

Mais je me demande bien s'ils arriveront à faire encore mieux que pour American Idiot où on avait pu déceler une évolution importante entre le style de Shenanigans (2002) et American Idiot (2004). Les fans ont de quoi débattre d'ici à ce que l'album sorte, quoi qu'il en soit je l'acheterai pour me faire un avis (et accessoirement parce que je suis fan :-D).

Ah sinon la pochette ne ressemble à aucune des pochettes précédentes, mais elle m'a un petit peu fait penser à la pochette d'un album de My Chemical Romance : Three Cheers For Sweet Revenge (google images aidera ceux qui ne voient pas de quoi je parle XD) mais la comparaison s'arrête au seul fait que deux personnes s'embrassent. Les couleurs chaudes dominent cette pochette, ça contraste avec le noir qui les entoure mais la transition entre les deux semble naturelle. Peut-être un signe de l'orientation prise par cet album? Plus sombre? Plus intense? Le plaisir des fans devrait l'être en tout cas :-D.

Bon allez je le rapelle pour ceux qui ont la mémoire super courte : sortie en mai 2009 donc mettez de côté votre vingtaine d'euros :-p !

Par Richard - Publié dans : Musique internationale
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Mardi 10 mars 2009

Les fanfics et autre doujinshi sur Saint Seiya, c'est pas vraiment ce qui manque !

Mais s'il y en a un dont j'aimerai bien parler c'est le doujinshi réalisé par un certain Iro Sakamihara et qui a réalisé une suite à Saint Seiya il y a au moins une bonne quinzaine d'années déjà.

La première chose que l'on remarque dans cette suite non officielle, c'est le dessin : on dirait du Kurumada , il a vraiment repris le style graphique de l'auteur et franchement à première vue on croirait que c'est Kurumada qui l'a faite. Enfin si ça se trouve, c'est peut-être lui vu qu'on ne sait pas grand chose (du moins en France, ou alors moi en tout cas et peut-être vous qui lisez) sur ce fameux Iro Sakamihara.

Mais quand on regarde les pages du manga qu'il a fait on voit quand même que c'est vraiment super bien fait, c'est pas vraiment du manga d'amateur.

Alors tout reste possible, peut-être est-ce un ancien assistant de Kurumada ? Un ancien encreur ? Celui qui s'occupait des finitions ? Celui qui s'occupait de tout ?

J'avais cru lire quelques rumeurs au sujet du manga Saint Seiya qui sous-entendaient que Kurumada était loin d'être seul à bosser comme un dingue sur Saint Seiya et qu'il ne faisait en fait pas grand chose à part les visages...

Enfin bref, cette suite développe deux parties : le Zeus Chapter, et le Chaos Chapter. Ceux qui l'ont lu n'ont pas trouvé le truc démentiel et ont souligné pas mal d'incohérence au niveau du scénario mais n'ayant pas moi-même lu le doujinshi ( parce que c'est en japonais) je ne saurai y porter un jugement.

Graphiquement, dans la mesure où ça ressemble énormément à du Kurumada, on croirait vraiment lire une suite officielle, tandis que pour Episode G et Lost Canvas je n'ai jamais vraiment eu le sentiment de lire un truc officiel parce que le style de dessin était beaucoup trop éloigné (surtout pour Episode G) de celui de Kurumada.

Donc de ce point de vue, le travail de Iro Sakamihara est tout à fait remarquable.

Cela dit, on voit que l'idée d'une suite à Saint Seiya faisant intervenir Zeus n'est pas nouvelle et que dans le fond Tenkaï-Hen n'était pas si novateur, du moins dans l'esprit.

Sachez que vous pouvez toujours voir de quoi il en retourne à cette adresse pour chaos et à celle-là pour zeus :-).

Par Richard - Publié dans : Mangas et Japanime - Communauté : Nolife
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Mercredi 18 février 2009

Bon eh bien aujourd'hui j'avais un trou de 2h avant d'avoir un amphi ce soir, donc histoire de tuer un peu le temps, j'ai décidé de faire un petit tour dans un Virgin pour bien sûr voir un peu ce qu'il y avait comme nouvelles sorties manga.

Outre One Piece n°47, Genshiken n°8 (l'avant-dernier tome !), et NHK n°3, j'ai été très agréablement surpris de voir le tome 1 de la série Dragon Ball en version kanzenban (terme japonais composé de ban "édition" et kanzen"parfait" que l'on peut traduire par "édition parfaite"). Pour être franc, je m'attendais à voir tout sauf cette fameuse édition ultime sortir en France ! Comme quoi, tout arrive !

Pour ceux qui n'ont jamais vu cette édition, il s'agit en fait de la réédition de Dragon Ball en un format plus grand, avec les pages originales en couleur qui ne sont plus en noir et blanc mais...en couleur, des couvertures redessinées spécialement par le maître Toriyama, des pages bonus à la fin de chaque volume correspondant aux couverture des chapitres, et un contenu plus dense parce que cette réédition comporte 34 tomes au lieu des 42 classiques de l'édition tankôbon.

En termes de prix, ça vous coûtera environ une dizaine d'euros ce qui est plutôt raisonnable compte de tenu de la qualité intrinsèque du livre.

Bon par contre, le souci reste le rythme de parution : à raison d'une parution mensuelle, on en aurai pour un peu moins de trois ans pour avoir tous les numéros. Mais je doute fort qu'on y ait droit et dans un sens, si on se met à la place de l'éditeur, c'est de bonne guerre.

La licence Dragon Ball génère toujours beaucoup de chiffre d'affaires, mais il faut bien reconnaître qu'après l'édition kanzenban, il n'y aura plus grand chose à adapter en version française. Glénat a donc tout intérêt à étirer la parution de cette édition ultime le plus longtemps possible dans le temps d'une part parce que ça génère un effet d'attente (qui augmente les ventes par numéro) et par ailleurs cela créé un flux continu de trésorerie dans le temps (et la trésorerie pour une entreprise c'est essentiel).

On devine assez bien la VAN du projet qui doit être sacrément importante!

Enfin bref, en ce qui concerne le rythme de parution, je miserai sur du bimensuel ou du trimestriel à terme, on verra dans quelques temps si j'ai tort ou raison.

En tout cas, je ne peux que vous inviter à vous jeter sur cette nouvelle édition mais seulement pour les passages que vous avez préféré dans le manga mais il va falloir dans ce cas s'armer de beaucoup beaucoup de patience. Ça nous laisse le temps de nous mettre au japonais pour les lire en VO :-p

Par Richard - Publié dans : Mangas et Japanime - Communauté : Nolife
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Dimanche 15 février 2009

Ça y est, le jour final est arrivé !

On est le dimanche 15 février 2009 et c'est aujourd'hui que le site Lycos ferme définitivement ses pertes ! Bon pour certains c'est rien, mais pour les habitués soit du site soit du service de messagerie Caramail c'est assez...triste. Voilà c'est dit.

Caramail pour moi, c'était mon adresse mail par défaut, celle qui me servait pour les inscriptions sur une grande partie des sites/forums sur lesquels je me loggais.

C'est aussi des souvenirs de jeunesse, du fameux chat, de VTPM, et de plein d'autres choses. Bien sûr, ça reste virtuel, mais c'est fou ce que c'est tangible, j'étais plus habitué à Lycos/Caramail qu'à ma boulangère par exemple, enfin ça me fait vraiment quelque chose que ça s'arrête et je pense que ça valait bien la peine d'y consacrer un article.

 

Merci Caramail, merci Lycos !
Par Richard - Publié dans : Divers
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Samedi 31 janvier 2009

L'actualité des dernières semaines a été assez chargée d'un point de vue politique avec notamment les grèves de jeudi dernier, le dépôt d'une motion de censure par le PS, et les sorties médiatiques de Mme Royal. Dès lors, la tentation d'un article plus "politique" qui donnerait du sens à l'un de mes précédents articles annonciateur d'un changement de style notable était bien trop grande pour que je n'y succombe pas.

J'ai décidé de consacrer cet article à la situation politique actuelle du PS, afin d'essayer d'expliquer pourquoi ce parti a autant de mal à se trouver et à trouver parfois leurs électeurs.

Tout le monde se souvient du congrès de Reims où les divisions socialistes avaient été exposées aux yeux de tous les Français au grand dam de ceux qui attendent une gauche capable de contrer la droite, et au plus grand bonheur d'une droite qui n'a plus d'adversaires valables pour les prochaines échéances électorales. Néanmoins, il est quand même étonnant que les divisions au sein du PS l'aient à ce point emporté sur la logique même de corps politique unifié. Pourquoi n'est-ce pas la même chose dans d'autres parti, pourquoi la division apparaissait-elle à ce point spécifique à ce seul parti socialiste ? Voici selon moi quelques éléments de réponse.

Tout d'abord, un parti politique n'est pas toujours composé de moutons, il est assez normal de considérer le fait que les membres d'un parti puissent avoir des opinions s'écartant légèrement de la ligne de pensée générale du parti; autrement dit, il est normal de considérer l'existence au sein d'un parti de courants plus ou moins bien organisés et/ou représentés, qui peuvent participer à l'élaboration de la ligne politique du parti. Étant maintenant acquise l'idée qu'il existe naturellement des courants au sein d'un parti, la question qui se pose maintenant est de savoir comment interagissent entre eux ces différents courants.

On peut effectuer plusieurs hypothèses, comme par exemple considérer le fait que les courants soient en concurrence entre eux afin de gouverner le parti. Ainsi, la nature de la concurrence entre les différents courants et la façon dont celle-ci se manifeste dans les institutions du parti vont être tantôt génératrices de divisions marquées ou d'unification. Comme exemple, prenons les deux partis majoritaires en France : pour le parti de gauche la concurrence est forte entre les courants notamment avec le dernier congrès qui devait élire une nouvelle direction, à l'inverse pour le parti de droite la concurrence entre les courants est anihilée et les choix concernant l'orientation du parti sont centralisés (toutefois, je précise quand même que ça n'a pas toujours été le cas pour le parti de droite, il y a même eu dans son histoire des moments historiques où la question de l'orientation politique du parti avait généré un véritable affrontement, comme après la défaite de 1988). La gestion centralisée a l'avantage de conférer un plus grande stabilité au parti, et c'est l'inverse dans le cas d'une gestion concurrentielle des courants. Toutefois, la nature de la concurrence au sein des courtants dépend d'une part des règles internes du parti (modalités d'élection des dirigeants, durée des mandats, processus de candidatures etc.) et d'autre part des interactions de fait entre courants, et c'est ce second point qui est important.

On peut à présent évoquer le concept d'exposition médiatique des courants : plus il y a de courants bénéficiant d'une couverture médiatique d'un certain niveau, plus cela aura tendance à renforcer la concurrence de fait entre ces courants, et ce même si les règles du parti ne la favorise pas. Voilà pour la théorie. Comme illustration empirique, utilisons le cas typique du parti socialiste.

Qui n'a pas un jour entendu dans les médias les termes "strauss-khaniens", "fabusiens", "royalistes", "jospinistes"....tous ces termes désignent des courants de pensée au sein d'un même parti. Pour en revenir à l'actualité, nous sommes en présence de ce que j'appelle la surexposition médiatique des courants; c'est très clair avec le cas de Mme Royal, qui bien que n'étant que présidente de région bénéficie d'une couverture médiatique excessive par rapport aux membres de son parti. Cette sur-exposition peut avoir deux effets : d'un elle confère une légitimité psychologique à celui ou celle qui fait l'objet de cette sur-exposition, et d'autre part elle attise la concurrence des courants au sein du parti et donc a tendance à venir renforcer son instabilité politique. Autre phénomène analogue, ou plutôt complémentaire de la surexposition médiatique, celui de starisation politique : en somme il s'agit de faire d'un homme ou d'une femme politique une "star" sans qu'il y ait de réelle logique politique.

Pour conclure, je dirais que rien n'arrive sans raison, surtout en politique, et que même la médiatisation de tel ou telle a une explication et procède d'une forme de raisonnement. Dès lors, il ne faut pas s'étonner que le parti socialiste soit plus divisé que les autres. Bien sûr, on pourrait pousser le raisonnement beaucoup plus loin et sur de nombreux points soulevés dans cet article (par exemple, en s'attardant sur la concurrence entre courants, via pourquoi pas la construction d'un modèle visant à en rendre compte plus profondément) mais comme il ne s'agit que d'un article sur un blog, je ne m'y attarderai pas davantage :-)

Par Richard - Publié dans : Economie et politique
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