Quoi qu'il en soit, cela faisait longtemps que je n'avais pas rédigé de nouvel article pour mon blog. Manque d'envie, il faut dire surtout qu'au bout d'un moment on est vite à court d'idées d'articles intéressants et singuliers.
Mais après les élections européennes de la semaine dernière il fallait bien que je me décide à en parler, ne serait-ce que pour alimenter la section "Economie et politique" du blog. Je me lance donc.
Première chose concernant ces élections, le véritable vainqueur en fut d'abord l'abstention qui avoisina ce jour-là les 60%, ce qui est énorme.
Il est très dommage et regrettable que les citoyens ne se soient pas déplacés pour ce scrutin. Sans doute y avait-il de leur part une méconnaissance du rôle et des pouvoirs du parlement européen.
A ce titre, rappelons que le parlement adopte des lois qui au regard du droit s'imposent au droit français (cela touche directement la vie des citoyens de chaque Etat membre) mais qu'il dispose également du pouvoir de censurer la commission, ce qui n'est pas rien.
D'ailleurs la grande majorité des lois votées en France ne sont que des transpositions de directives européennes (c'est dire leur importance) sans compter que bien plus de choses qu'on ne le croit découlent de processus enclenchés depuis de nombreuses années au niveau de l'Europe (par exemple la libéralisation du secteur de l'énergie, ou encore celle du secteur postal). Il est donc très dommage que les citoyens n'aient pas pu saisir toute l'importance de cette élection.
Il faut d'ailleurs reconnaître que la campagne a débuté très très très tardivement dans les médias et que celle-ci n'a d'ailleurs que très rarement permis un véritable débat de fond qui aurait pu profiter aux deux camps (quoique...). Résultat : l'Europe se fait une nouvelle fois sans le peuple, mais cette-fois ce n'est pas qu'il n'ait pas eu la possibilité de jouer son rôle mais qu'il ne l'ait délibérément pas fait. Dommage.
Deuxièmement, les résultats de cette élection ont réalisé une photographie surprenante des forces politiques. Le succès des écologistes est incontestable.
En revanche il n'est pas certain qu'ils soient capables de rééditer cet exploit lors des prochains scrutins d'une part parce que l'abstention et le contexte a beaucoup joué, et d'autre part parce qu'ils risquent de se faire vider de leur substances par d'autres partis. Il est vrai que l'électorat écologiste n'a pas grand chose de stable : de nombreuses personnes ont choisi cette liste par opposition à la liste socialiste ou centriste, ce qui en fait dans une certaine mesure un vote de défiance.
Au final ce scrutin est trompeur : le vainqueur n'a en réalité pas gagné en légitimité, les rapports de force auront changé d'ici 2012, le ps n'est pas mort car même s'il est en panne d'idée et saboté de l'intérieur il n'en reste pas moins le deuxième parti de France en termes d'élus, le leader du modem même s'il s'est trompé de campagne n'est pas non plus définitivement hors-jeu. Mais on peut aussi en retirer quelques vérités : l'union de la droite fonctionne mieux qu'en 2007 (il n'y a qu'à voir les réserves de voix), la ligne politique du ps a été vidée astucieusement de sa substance par le parti majoritaire notamment en matière économique (le thème de la régulation financière par exemple), et enfin l'écologie est devenue à la mode ( ce qui est positif mais pas vraiment, la récupération dont elle sera l'enjeu pourrait n'aboutir qu'à des demi-mesures teintées de vert ).
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Merci Caramail, merci Lycos !